Cancer de la prostate : parfois, l’absence de traitement est le traitement préféré

Un homme âgé, aux cheveux gris et à la barbe fournie, fait son jogging sur un chemin bordé d'arbres dans un parc, vêtu d'une chemise bleue et d'un short blanc, et tenant un smartphone.

Le cancer de la prostate est une tumeur qui se développe dans la prostate, une glande de la taille d'une noix située chez l'homme, juste en dessous de la vessie. C'est le cancer le plus fréquemment diagnostiqué chez l'homme, après les cancers du poumon, colorectal et de la vessie. L'Organisation mondiale de la Santé estime qu'environ 1,5 million de personnes dans le monde en seront diagnostiquées chaque année.

Bien que sa prévalence mondiale ait augmenté ces dernières années, les hommes atteints de ce cancer vivent plus longtemps et présentent moins de symptômes. Une étude récente menée dans 76 pays a montré que les taux de mortalité liés au cancer de la prostate ont diminué ou se sont stabilisés dans 73 d'entre eux, principalement grâce à de nouveaux traitements efficaces.

Certaines formes évoluent si lentement qu'un traitement peut ne pas être nécessaire dans un premier temps, voire pas du tout. Dans certains cas, la maladie ne se propagera jamais au-delà de la prostate et restera asymptomatique. Le médecin peut alors recommander une surveillance active et n'instaurer un traitement que si la tumeur grossit ou si des symptômes apparaissent.

Qui est le plus susceptible de l'attraper ?

Les facteurs de risque comprennent :

• ÂgeL'âge est le principal facteur de risque du cancer de la prostate. Environ 60 % des diagnostics concernent des hommes de 65 ans et plus, et ce cancer est rare chez les hommes de moins de 40 ans.

• CourseNon seulement les hommes noirs présentent des taux plus élevés de cancer de la prostate, mais ils sont également plus susceptibles de développer des formes agressives de la maladie.

• Histoire familialeSi une personne a un père, un frère ou un oncle à qui un cancer de la prostate a été diagnostiqué avant l'âge de 65 ans, elle présente un risque plus élevé de développer cette maladie.

• Géographie: Les États-Unis et les Caraïbes présentent les taux d'incidence les plus élevés de cette maladie. À eux seuls, les États-Unis comptent aujourd'hui plus de 3,1 millions de survivants du cancer de la prostate, selon l'American Society of Clinical Oncology (ASCO).

Si un homme présente un risque accru de cancer de la prostate, il peut discuter avec son médecin de la possibilité de passer un test de l'antigène prostatique spécifique (PSA), qui permet de dépister ce cancer. De faibles taux de PSA, une hormone produite par la prostate, sont normaux. En revanche, une augmentation du taux de PSA peut indiquer une anomalie. Toutefois, un taux élevé de PSA ne signifie pas nécessairement un cancer ; une inflammation de la prostate peut également entraîner une hausse du taux de PSA.

Comment les hommes peuvent-ils réduire leurs risques ?

Des études montrent qu'une alimentation saine peut diminuer les risques de cancer de la prostate. En limitant leur consommation de graisses saturées et trans, en mangeant davantage de fruits et légumes et en incluant du soja dans leur alimentation, les hommes peuvent réduire leur risque. De plus, maintenir un poids santé et pratiquer une activité physique régulière peuvent offrir une protection contre le cancer. Il est encore mieux de faire de l'exercice au soleil : un apport suffisant en vitamine D peut également réduire le risque de cancer.

Quels sont les symptômes de la maladie ?

À ses débuts, le cancer de la prostate peut être asymptomatique. Cependant, à mesure qu'il progresse, les hommes peuvent constater la présence de sang dans leur sperme ou leurs urines et/ou éprouver des difficultés à uriner, une perte de poids involontaire, des troubles de l'érection, de la fatigue ou des douleurs dorsales. Si un homme présente ces symptômes, il est conseillé d'en parler à son médecin.

Comment traite-t-on le cancer de la prostate ?

Lorsque le traitement est nécessaire, plusieurs options thérapeutiques existent. Le choix du traitement dépend du stade et de la localisation de la tumeur. Parmi ces traitements figurent la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie et l'hormonothérapie. Par ailleurs, les thérapies ablatives permettent de détruire les tissus cancéreux de la prostate par la chaleur ou le froid extrêmes, sans recourir aux radiations. L'immunothérapie, qui consiste à stimuler le système immunitaire pour qu'il combatte les cellules cancéreuses, est un autre traitement efficace.

En comprenant les facteurs de risque, en apprenant à connaître les symptômes et en subissant des examens de santé réguliers, les hommes atteints d'un cancer de la prostate peuvent augmenter leurs chances de détecter la maladie à un stade précoce, lorsque les taux de survie à cinq ans peuvent être proches de 100%.

Catégories :

Cancer de la prostate
Partager ceci :