Bonne nouvelle concernant le cancer du poumon : plus de traitements, moins de fumeurs, de meilleurs résultats

Deux hommes allongés dans un champ de hautes herbes, se détendant en plein air.

Le cancer du poumon survient lorsque des cellules pulmonaires mutent, se transforment en tumeurs et se multiplient rapidement. Ces tumeurs peuvent détruire les tissus sains du poumon et se propager à d'autres parties du corps. Historiquement, le tabagisme a été la principale cause des tumeurs pulmonaires.

Le cancer du poumon figure parmi les trois cancers les plus fréquents chez l'homme et la femme et présente le taux de mortalité lié au cancer le plus élevé. Pourtant, il fait également l'objet de certaines des avancées les plus prometteuses de la recherche médicale. Grâce aux nouvelles thérapies ciblées et aux immunothérapies, de plus en plus de personnes vivent plus longtemps et en meilleure santé après un diagnostic de cancer du poumon.

Au cours des trente dernières années, l'incidence et la mortalité de ce type de cancer ont commencé à diminuer. À l'échelle mondiale, le taux de mortalité a baissé de près de 81 % entre 1990 et 2019. Malgré cela, environ 1,8 million de personnes dans le monde meurent chaque année de cette maladie. Grâce aux progrès de la recherche qui mènent à l'approbation de nouveaux médicaments, et à l'amélioration des méthodes de prévention et de dépistage précoce du cancer du poumon, ces taux devraient encore diminuer.

Facteurs de risque du cancer du poumon

Le tabagisme est le principal facteur de risque de cancer du poumon, environ 901 millions de diagnostics étant liés à la consommation de tabac. Cependant, la baisse du tabagisme s'est accompagnée d'une diminution de l'incidence du cancer du poumon. En 2000, environ un adulte sur trois dans le monde consommait du tabac ; en 2022, ce chiffre est tombé à un adulte sur cinq, selon l'Organisation mondiale de la Santé.

On peut développer un cancer du poumon sans jamais avoir fumé. Parmi les autres facteurs de risque, on compte l'exposition à la fumée secondaire, la pollution atmosphérique, l'amiante et le radon.

Progrès de la recherche

Le cancer du poumon a connu l'un des rythmes de progrès les plus rapides en matière de recherche, notamment au cours des dix dernières années. Les deux principaux axes d'avancées qui contribuent à améliorer la santé et la qualité de vie des patients sont les thérapies ciblées et l'immunothérapie.

Thérapies ciblées : les médicaments anticancéreux deviennent spécifiques

Les thérapies ciblées ont permis une avancée majeure dans les traitements personnalisés et l'amélioration des résultats. Les oncologues peuvent réaliser des tests de biomarqueurs sur une tumeur pulmonaire afin d'en apprendre le plus possible sur son ADN. L'objectif est d'associer à chaque patient les médicaments les plus efficaces pour traiter sa tumeur spécifique. Parfois, les thérapies ciblées peuvent être administrées sous forme de comprimé, ce qui réduit les effets secondaires et simplifie le traitement pour les patients.

Immunothérapie : renforcer le système immunitaire contre le cancer

L'immunothérapie apprend au système immunitaire à reconnaître et à combattre les cellules cancéreuses. Administrée par voie intraveineuse, elle peut être pratiquée seule ou en association avec d'autres traitements, comme la chirurgie ou la chimiothérapie. À l'instar des thérapies ciblées, l'immunothérapie présente souvent des effets secondaires moins importants que les traitements anticancéreux classiques.

Dépistage du cancer du poumon

Comme les symptômes sont souvent absents aux premiers stades du cancer du poumon, la plupart des personnes ignorent en être atteintes jusqu'à ce que la maladie ait atteint le stade III ou IV. C'est pourquoi il est recommandé à certaines personnes présentant un risque accru de se soumettre à un dépistage annuel par tomodensitométrie à faible dose.

Les recommandations concernant le dépistage du cancer du poumon varient d'un pays à l'autre. Au Canada, le Groupe d'étude canadien sur les soins de santé préventifs recommande le dépistage pour les personnes qui :

• Ont entre 55 et 74 ans

• Avoir un historique de tabagisme équivalent à 30 paquets-années (ce qui peut signifier fumer un paquet de cigarettes par jour pendant 30 ans ou fumer deux paquets par jour pendant 15 ans).

• Fume actuellement ou a arrêté de fumer depuis moins de 15 ans

Les patients répondant à ces critères devraient discuter du dépistage du cancer du poumon avec leur professionnel de santé. Ce dépistage, réalisé par tomodensitométrie à faible dose, est indolore et dure moins d'une minute. Un diagnostic précoce augmente les chances de guérison.

Grâce à un dépistage plus précoce et aux progrès constants des thérapies et des traitements, les personnes chez qui un cancer du poumon est diagnostiqué vivent plus longtemps. – Cela leur donne plus de temps avec leurs proches et l'espoir que, peut-être, la prochaine avancée médicale offrira un remède.

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