Avec l'allongement de l'espérance de vie, les maladies neurologiques sont de plus en plus fréquentes. Selon l'Organisation mondiale de la Santé, environ un milliard de personnes dans le monde souffrent de troubles neurologiques. De ce fait, ces maladies font l'objet de recherches médicales de plus en plus intensives depuis plusieurs décennies.
Les maladies neurodégénératives surviennent lorsque les cellules du système nerveux central cessent de fonctionner ou meurent. Ces maladies s'aggravent avec le temps et, à ce jour, il n'existe aucun traitement curatif. Les chercheurs étudient des moyens de réduire le risque de maladies neurodégénératives ou, un jour, de ralentir leur progression.
Facteurs de risque des maladies neurodégénératives
Le principal facteur de risque de maladies neurodégénératives est l'âge. Par exemple, selon les CDC, les symptômes de la maladie d'Alzheimer apparaissent généralement après 60 ans, et le risque de développer ces symptômes augmente avec le temps. Les personnes de 85 ans présentent un risque de près de 50 % de développer la maladie d'Alzheimer.
Parmi les autres risques liés aux maladies neurodégénératives, on peut citer :
- GénétiqueEnviron un dixième des maladies neurodégénératives ont une origine génétique.
- Infection viraleUn risque accru peut résulter d'infections virales, notamment la rougeole, la méningite, la poliomyélite et la varicelle.
- traumatisme crânienDes traumatismes crâniens répétés ou un traumatisme crânien peuvent augmenter le risque de maladies neurologiques.
- Exposition chimique : Les polluants présents dans l'environnement peuvent accroître le risque de maladies telles que la maladie d'Alzheimer et la maladie de Parkinson.
Pour réduire le risque de maladies neurodégénératives, les médecins recommandent des changements de mode de vie favorisant la santé vasculaire. Maintenir une activité physique régulière, par exemple, est essentiel pour stimuler la circulation sanguine vers le cerveau et le reste du corps. En effet, un article paru dans Nature en décembre 2021 souligne que “ l'activité physique induit des réponses physiologiques profondes dans de nombreux tissus chez les animaux et est reconnue pour améliorer globalement la santé humaine. Les bienfaits de l'exercice s'étendent aux patients atteints de maladies neurodégénératives et de traumatismes crâniens, probablement en réduisant la neuroinflammation. Chez des souris modèles de la maladie d'Alzheimer et de troubles apparentés, la pratique régulière d'un exercice physique volontaire et prolongé améliore l'apprentissage et la mémoire, et diminue la neuroinflammation. ”
De plus, une bonne hygiène du sommeil, une alimentation équilibrée et une bonne gestion du stress peuvent également favoriser la santé vasculaire.
maladie d'Alzheimer
La maladie d'Alzheimer affecte la partie du cerveau qui contrôle la mémoire, le langage et la pensée. C'est la maladie neurodégénérative la plus fréquente au monde, touchant plus de 50 millions de personnes, selon l'Association Alzheimer.
Bien que fréquente, la maladie d'Alzheimer n'est pas une étape normale du vieillissement et ne doit pas être confondue avec les pertes de mémoire typiques liées à l'âge. S'il est courant d'oublier un nom ou un rendez-vous en vieillissant, il est anormal d'avoir des problèmes de mémoire qui perturbent les activités quotidiennes ou de poser sans cesse la même question. Les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer peuvent ne plus se souvenir comment elles sont arrivées quelque part ou être incapables de suivre une conversation. La maladie d'Alzheimer progresse graduellement avec le temps, mais son évolution est propre à chaque personne.
maladie de Parkinson
Selon la Fondation Parkinson, plus de 10 millions de personnes dans le monde vivent avec la maladie de Parkinson, ce qui en fait la deuxième maladie neurodégénérative la plus courante au niveau mondial.
La maladie de Parkinson se manifeste par deux types de symptômes. Les symptômes moteurs, qui affectent la mobilité, peuvent inclure des tremblements, des difficultés à marcher, une hypersalivation ou une rigidité. Les symptômes non moteurs comprennent l'anxiété, les troubles du sommeil, la dépression et le déclin cognitif. Généralement, les personnes atteintes de la maladie de Parkinson présentent d'abord des symptômes non moteurs, puis développent des symptômes moteurs à mesure que la maladie progresse. La maladie de Parkinson se manifeste différemment chez chaque personne, et les symptômes qui apparaissent ainsi que leur évolution sont très variables d'un individu à l'autre.
Troubles démyélinisants
Définis comme toute affection entraînant des lésions de la gaine de myéline, une enveloppe protectrice entourant le cerveau, la moelle épinière et les nerfs optiques, les troubles démyélinisants provoquent souvent une faiblesse musculaire, une perte de vision, des spasmes musculaires et d'autres problèmes neurologiques.
La plus fréquente et la plus connue de ces affections est la sclérose en plaques (SEP), une maladie auto-immune où le système immunitaire attaque la gaine de myéline du cerveau et/ou de la moelle épinière, endommageant ainsi le système nerveux central. Selon la Société nationale de la sclérose en plaques, plus de 2,8 millions de personnes dans le monde vivent avec la SEP. Bien qu'on ignore encore la cause exacte de la maladie et qu'il n'existe aucun moyen de la prévenir, la recherche en cours et le développement de nouveaux traitements et thérapies contribuent à améliorer la vie des personnes atteintes en minimisant l'impact de la SEP sur leur quotidien.
Mieux vivre avec une maladie neurodégénérative
Pour les personnes atteintes d'une maladie neurodégénérative, les médecins peuvent proposer des solutions pour atténuer les symptômes et améliorer leur qualité de vie. Il peut s'agir d'aides à la mémoire, de routines quotidiennes et de médicaments. Les chercheurs découvrent de plus en plus de médicaments permettant de contrôler les symptômes comportementaux et cognitifs.
Vivre avec une maladie neurologique, ou prendre soin d'une personne qui en est atteinte, peut être stressant et éprouvant. Les associations peuvent apporter un soutien aux patients et à leurs aidants grâce à des outils et des ressources qui contribuent à leur bien-être physique, mental et émotionnel.
